De la Spiral Jetty de Smithson aux cercles de galets d’Andy Goldsworthy, histoire, techniques et exercices pratiques pour créer dans la naturees origines new-yorkaises aux fresques monumentales de 2026 : tout ce qu’il faut savoir sur l’art urbain.
Imaginez une spirale de rochers et de sel de 460 mètres s’enroulant dans le Grand Lac Salé de l’Utah. Ou des sculptures de glace et de feuilles méticuleusement assemblées dans une forêt écossaise, destinées à disparaître en quelques heures. Ou encore un pont parisien entièrement enveloppé de tissu doré pendant deux semaines. Bienvenue dans le land art, un mouvement artistique qui a choisi la nature comme atelier, comme galerie et comme matériau.
Né à la fin des années 1960 aux États-Unis, le land art a radicalement transformé notre rapport à l’art et à l’environnement. Loin des musées et du marché de l’art, ces artistes ont choisi de créer directement dans la nature, et souvent avec elle, en acceptant que leurs œuvres soient modifiées, érodées ou effacées par les éléments.
Ce guide complet vous accompagne de la définition du land art jusqu’aux exercices pratiques pour créer vos premières œuvres dans la nature, sans matériel professionnel, accessible à tous dès ce week-end.
Qu’est-ce que le land art ?
Le land art est un courant de l’art contemporain qui utilise le cadre et les matériaux de la nature (terre, pierre, bois, eau, sable, glace, végétaux) pour créer des œuvres artistiques directement dans le paysage. Contrairement à la sculpture traditionnelle exposée dans un musée, l’œuvre de land art est créée in situ, c’est-à-dire sur le lieu même qui en constitue le support et le contexte.
Le terme lui-même a été forgé par l’artiste américain Walter De Maria pour nommer ses propres projets. Il se distingue d’une notion voisine, les earthworks (« terrassements »), qui désigne plus spécifiquement les interventions monumentales des artistes américains ayant utilisé des équipements de construction pour modifier physiquement la géographie d’un site.
Les caractéristiques fondamentales
- L’œuvre in situ : elle est conçue pour un lieu précis et ne peut exister ailleurs. Le site n’est pas un décor, c’est un co-auteur.
- Les matériaux naturels : terre, pierres, branches, feuilles, neige, glace, eau, sable, fleurs… Rien ou presque n’est importé de l’extérieur.
- L’éphémère assumé : beaucoup d’œuvres sont vouées à disparaître sous l’effet du vent, de la pluie, des marées ou des saisons. La photographie devient alors l’unique trace de leur existence.
- Le refus du marché de l’art : impossible de vendre une spirale de basalte plantée dans un lac salé. Le land art revendique une sortie de la logique marchande de l’art.
- L’expérience corporelle : voir une œuvre de land art demande souvent de se déplacer, de marcher, de vivre une expérience physique et sensorielle dans l’espace.
Land art, earthworks, art environnemental : quelles différences ?
Ces trois termes sont souvent confondus. Le land art désigne l’ensemble du courant artistique utilisant la nature comme matériau. Les earthworks s’appliquent plus spécifiquement aux grandes interventions américaines qui ont physiquement reconfiguré un paysage (déplacement de tonnes de terre, creusement de tranchées). L’art environnemental est une notion plus large qui inclut toute création artistique prenant l’environnement pour sujet ou support, y compris dans les espaces urbains.
Histoire du land art : des origines à aujourd’hui
La naissance : fin des années 1960
Le land art émerge dans un contexte de contestation radicale des institutions artistiques. Les artistes de la génération des années 1960 rejettent le marché de l’art, les galeries, les musées et la conception de l’œuvre comme objet de collection. Ils cherchent à lier l’art et la vie, à sortir des « sentiers battus » au sens littéral.
L’exposition Earthworks à la Dwan Gallery de New York en octobre 1968 est considérée comme l’acte fondateur du mouvement. Pour la première fois, des artistes présentent non pas des œuvres mais des photographies et des plans de projets réalisés dans des paysages désertiques éloignés. L’année suivante, l’exposition Earth Art à Ithaca (New York) confirme l’importance du mouvement avec Robert Smithson, Robert Morris, Dennis Oppenheim, Walter De Maria et Michael Heizer.
L’âge d’or américain : années 1970
Les artistes américains profitent des immenses espaces désertiques de l’Ouest pour créer des œuvres à une échelle sans précédent. Robert Smithson réalise Spiral Jetty en 1970 dans le Grand Lac Salé de l’Utah, une jetée spiralée de 460 mètres construite avec 6 650 tonnes de basalte et de sel. Walter De Maria implante 400 poteaux d’acier inoxydable dans le désert du Nouveau-Mexique pour The Lightning Field (1977). Michael Heizer creuse Double Negative (1969), une tranchée de 457 mètres dans un canyon du Nevada.
Ces œuvres monumentales posent des questions radicales : qu’est-ce qu’une œuvre d’art si elle est impossible à voir en entier, si elle se transforme avec les saisons, si elle est accessible à condition de parcourir des centaines de kilomètres ?
L’approche européenne : une autre échelle
En Europe, le land art prend une direction différente, plus humaine et plus poétique. Richard Long crée en 1967 A Line Made by Walking, une simple trace dans l’herbe réalisée en marchant en ligne droite dans un champ. L’œuvre n’existe plus que sur la photographie. Long développe une pratique nomade : il marche dans le monde entier et crée des cercles ou des lignes de pierres qu’il photographie puis abandonne.
L’Allemand Nils Udo et le Britannique Andy Goldsworthy développent un land art plus végétal et éphémère, travaillant avec des feuilles, des fleurs, de la glace et des brindilles pour créer des sculptures fragiles destinées à disparaître rapidement.
Le land art aujourd’hui
Depuis les années 1980, le land art s’est diversifié et institutionnalisé. Des sentiers d’art, des parcs de sculptures en plein air et des festivals se sont multipliés en Europe et dans le monde. Des artistes comme Christo et Jeanne-Claude ont réalisé des interventions monumentales dans des espaces urbains (l’emballage du Pont Neuf à Paris en 1985, du Reichstag à Berlin en 1995). Le Suisse-Français Saype crée aujourd’hui des fresques géantes dans les paysages avec une peinture biodégradable à base de craie et de charbon de bois : une version contemporaine et écologique du land art.
Les artistes incontournables du land art
Voici un panorama des figures majeures du mouvement, de ses origines à aujourd’hui :
| Artiste | Nationalité | Œuvre emblématique | Style |
| Robert Smithson | Américain | Spiral Jetty (1970) — Utah | Monumental, permanent |
| Andy Goldsworthy | Britannique | Refuges d’Art — France | Éphémère, poétique |
| Richard Long | Britannique | A Line Made by Walking (1967) | Minimaliste, itinérant |
| Christo & Jeanne-Claude | Américains | Wrapped Pont Neuf, Paris (1985) | Monumental, éphémère |
| Nils Udo | Allemand | Nid (1978) — œuvres végétales | Organique, végétal |
| Walter De Maria | Américain | The Lightning Field (1977) — Nouveau-Mexique | Conceptuel, sublime |
| Saype | Français-Suisse | Beyond Walls — fresques géantes en peinture biodégradable | Contemporain, engagé |
Robert Smithson, le théoricien
Figure centrale et théoricien du mouvement, Smithson développe le concept de « non-site » : il crée des œuvres dans des espaces éloignés et en expose des fragments dans les galeries, accompagnés de cartes et de photographies. Spiral Jetty, son œuvre la plus célèbre, est aujourd’hui encore visible dans le Grand Lac Salé de l’Utah, alternativement submergée ou émergente selon le niveau des eaux, elle change d’aspect avec les saisons.
Andy Goldsworthy, la poésie de l’éphémère
Goldsworthy est sans doute le land artist le plus connu du grand public. Il crée des sculptures minutieuses avec les matériaux trouvés sur place (feuilles assemblées, glace taillée, pierres équilibrées, brindilles tressées) et les photographie avant qu’elles ne disparaissent. En France, ses Refuges d’Art dans les Alpes-Maritimes sont sept œuvres permanentes en pierre construites le long d’un sentier de cinq jours : une invitation à marcher, dormir et contempler.
Saype, le land art contemporain et engagé
Guillaume Legros, alias Saype, représente la nouvelle génération du land art. Il réalise des fresques monumentales dans des paysages naturels — des visages gigantesques, des mains qui s’entrelacent, des figures humaines à l’échelle d’un stade — avec une peinture biodégradable à base de craie et de charbon de bois qui disparaît naturellement en quelques semaines. Sa série « Beyond Walls » relie symboliquement des pays du monde entier en peignant des mains qui se tiennent.
Les techniques et matériaux du land art
Les matériaux naturels
Le principe fondamental est d’utiliser ce que le site offre directement : rien ou presque n’est importé. Selon les environnements et les artistes, les matériaux varient considérablement :
- Minéraux : pierres, rochers, sable, terre, argile, sel, cristaux de sel.
- Végétaux : branches, feuilles, fleurs, mousse, herbe, épines, pétales, graines.
- Eau et glace : utilisées pour créer des formes temporaires ou comme miroir naturel.
- Matériaux organiques : bois flotté, écorce, champignons, plumes, coquillages.
- Éléments atmosphériques : vent, lumière, ombre. Certains artistes créent des œuvres qui jouent avec la lumière rasante ou les ombres projetées.
Les approches techniques
- L’accumulation et l’arrangement : disposer des éléments naturels en motifs géométriques, spirales, cercles ou lignes. C’est l’approche de Goldsworthy et Long.
- L’excavation et le terrassement : modifier physiquement le sol, creuser, déplacer des masses de terre? C’est l’approche des earthworks américains.
- L’enveloppement et le recouvrement : emballer, draper, transformer l’apparence d’un objet naturel ou architectural, l’approche de Christo.
- La trace et le passage : laisser une empreinte de son passage dans le paysage (marcher, dessiner dans la neige, tracer des chemins).
- La peinture biodégradable : l’approche contemporaine de Saype, qui peint directement sur l’herbe avec des pigments naturels.
Où voir du land art en France
La France dispose d’un réseau remarquable de sentiers d’art et de sites de land art permanents ou temporaires :
| Site / Festival | Région | À savoir |
| Refuges d’Art — Andy Goldsworthy | Alpes-Maritimes | 7 refuges reliés par un sentier de 5 jours, œuvres permanentes en pierre |
| Le Vent des Forêts | Meuse (Grand Est) | Sentier d’art en forêt de 50 km, œuvres permanentes et temporaires |
| Horizons Arts-Nature à Sancy | Puy-de-Dôme (Auvergne) | Festival estival, œuvres dans le paysage volcanique |
| Sentier d’Art de Broglie | Normandie | Parcours permanent dans la nature, œuvres contemporaines |
| Vign’Art | Champagne | Festival annuel de land art dans les vignobles, artistes internationaux |
| Château de Kerguéhennec | Morbihan (Bretagne) | Parc de sculptures contemporaines et land art, visites libres |
5 exercices pour créer du land art soi-même
Le land art ne nécessite aucun matériel spécifique, juste une balade dans la nature, du temps et de l’attention. Voici cinq exercices accessibles à tous pour commencer à pratiquer, du plus simple au plus élaboré.
Exercice 1 : Le cercle de pierres (30 minutes)
Lors d’une promenade en bord de mer, en rivière ou en forêt, ramassez des pierres ou des galets de tailles variées. Disposez-les en cercle sur le sol, en variant les tailles et les couleurs pour créer un rythme visuel. Observez comment votre œuvre s’intègre au paysage, cherchez l’angle de vue qui crée la composition la plus harmonieuse. Photographiez, puis abandonnez. C’est peut-être l’exercice le plus proche de la pratique de Richard Long et Andy Goldsworthy.
Exercice 2 : La spirale de feuilles (45 minutes)
En automne, ramassez des feuilles de couleurs et de tailles différentes. Disposez-les sur un sol neutre (herbe courte, terre, bois) en formant une spirale qui part du centre vers l’extérieur. Jouez sur les dégradés de couleur (du jaune au brun en passant par l’orange) pour créer une transition chromatique. Travaillez rapidement : le vent est votre limite de temps naturelle. Photographiez avant que la nature ne reprenne ses droits.
Exercice 3 : Le portrait dans la plage (1 heure)
Sur une grande plage de sable fin, utilisez vos mains, vos pieds, un bâton ou des galets pour dessiner un visage ou une forme simple à grande échelle, assez grande pour être visible depuis quelques mètres de hauteur si vous pouvez grimper sur une dune. Le sable impose sa propre logique : les traces de mains et de pieds créent des textures intéressantes. Laissez la marée effacer votre création.
Exercice 4 : La sculpture de glace (hiver, 1-2 heures)
Par grand froid, remplissez un récipient de formes variées (ballons, moules à gâteau, seau) avec de l’eau et laissez geler. Démoulez et assemblez ces volumes de glace dans votre jardin ou dans la nature pour créer une sculpture temporaire. Ajoutez des feuilles, des fleurs ou des brindilles piégées dans la glace pour l’enrichir. Photographiez à différentes heures : la lumière rasante du matin ou de fin de journée révèle les transparences de la glace de manière spectaculaire.
Exercice 5 : La composition végétale (2 heures)
Dans un sous-bois ou un jardin, choisissez un espace au sol d’environ 1 à 2 mètres carrés. Collectez des matériaux variés (mousse, écorce, feuilles, champignons, brindilles, fleurs) et créez une composition en jouant sur les contrastes de texture, de couleur et de taille. Travaillez comme un peintre qui composerait son tableau : observez l’ensemble depuis un seul point de vue fixe et ajustez jusqu’à trouver l’équilibre qui vous satisfait. Photographiez, puis laissez la forêt reprendre ses matériaux.
| 💡 Conseils pour photographier vos créations de land art • Cherchez la lumière rasante : tôt le matin ou en fin de journée, les ombres longues révèlent les textures et donnent du volume. • Variez les angles : depuis le sol au niveau de l’œuvre, depuis une légère hauteur, en plongée si possible. • Intégrez le paysage : votre œuvre doit coexister avec son environnement, ne la cadrez pas comme une sculpture isolée mais dans son contexte. • Soignez les détails : photographiez aussi les détails qui montrent le soin apporté à l’assemblage. • Photographiez en différentes conditions : la même œuvre sous le soleil, dans le brouillard ou sous une légère pluie produit des images très différentes. |
Land art avec les enfants
Le land art est l’une des activités artistiques les plus naturellement adaptées aux enfants, pas besoin de talent ni de matériel, juste de la curiosité et d’un espace naturel. Voici comment le pratiquer en famille.
Pour les 4-7 ans
- La collection et le tri : demandez à l’enfant de ramasser des matériaux par couleur, taille ou texture, puis de les disposer en ligne ou en cercle. L’activité développe l’observation et la classification.
- La trace dans le sable ou la boue : dessiner avec un bâton, faire des empreintes de mains, de pieds ou d’objets. Le sable et l’argile sont des supports parfaits pour les tout-petits.
Pour les 8-12 ans
- Le défi de la spirale : proposez de reproduire la Spiral Jetty de Smithson à petite échelle avec des cailloux ou des coquillages. Discutez de l’œuvre originale et de ce qu’elle représente.
- Le portrait naturel : créer le visage d’un personnage imaginaire avec des matériaux naturels — deux galets pour les yeux, des fougères pour les cheveux, de la mousse pour la barbe.
Bonnes pratiques environnementales
Le land art repose sur un respect profond de la nature, c’est même sa philosophie fondatrice. Quelques règles à transmettre dès le plus jeune âge :
- Ne prélever que ce qui est abundant : ne jamais arracher des plantes, ne pas déranger des nids ou des abris d’animaux.
- Laisser les œuvres se dissoudre naturellement : ne pas créer de structures permanentes qui modifieraient le milieu.
- Ne rien laisser derrière soi : si des matériaux non naturels ont été utilisés, les remporter.
Conclusion
Le land art est bien plus qu’un mouvement artistique : c’est une façon de voir le monde. Il invite à ralentir, à observer, à se demander ce qui constitue un matériau artistique, une œuvre d’art, un espace d’exposition. En choisissant la nature comme atelier, ces artistes ont posé des questions qui résonnent encore plus fortement aujourd’hui, à l’heure où notre rapport à l’environnement est devenu une question centrale.
Mais le land art est aussi une pratique accessible, peut-être la plus accessible de toutes les disciplines artistiques. Pas besoin de talent, d’école ou de matériel coûteux : juste d’un chemin, de quelques pierres et d’une heure de curiosité dans la nature. Le premier cercle de galets que vous disposerez sur une plage vous connectera à une tradition artistique qui traverse plus de cinquante ans d’histoire de l’art contemporain.
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Foire aux questions : Land art
Quelle est la définition du land art ?
Le land art est un courant de l’art contemporain né à la fin des années 1960 qui utilise le cadre et les matériaux de la nature — pierres, terre, bois, eau, sable, végétaux — pour créer des œuvres directement dans le paysage. L’œuvre est créée in situ, souvent éphémère, et ne peut généralement pas être transportée ou vendue. La photographie joue un rôle central pour documenter et diffuser ces créations.
Qui a inventé le land art ?
Le land art est né collectivement à la fin des années 1960 aux États-Unis, avec l’exposition Earthworks à New York en 1968. Robert Smithson en est la figure théorique majeure. Le terme lui-même a été forgé par l’artiste Walter De Maria. D’autres pionniers fondamentaux sont Michael Heizer, Richard Long, Nancy Holt, Dennis Oppenheim et Christo.
Quelle est l’œuvre de land art la plus célèbre ?
Spiral Jetty de Robert Smithson (1970) est généralement considérée comme l’œuvre de land art la plus emblématique. Cette jetée spiralée de 460 mètres construite avec 6 650 tonnes de basalte et de sel dans le Grand Lac Salé de l’Utah est toujours visible aujourd’hui. En Europe, les œuvres d’Andy Goldsworthy et les Refuges d’Art dans les Alpes-Maritimes sont parmi les plus connues.
Quelle est la différence entre le land art et l’art nature ?
Le land art est un mouvement historique précis né à la fin des années 1960, caractérisé par l’utilisation de matériaux naturels in situ et souvent par un questionnement conceptuel sur le site, la temporalité et le marché de l’art. L’art nature est une expression plus générique qui désigne toute pratique artistique utilisant la nature comme support ou inspiration — elle peut inclure des sculptures de végétaux, des installations en forêt ou des jardins artistiques qui ne se réclament pas nécessairement de la démarche historique du land art.
Comment pratiquer le land art sans matériel ?
Le land art est précisément la discipline qui nécessite le moins de matériel — juste une balade dans la nature. Les premières créations peuvent se faire avec des galets disposés en cercle, des feuilles arrangées en spirale, des branches assemblées en structure ou des traces dessinées dans le sable. L’essentiel est l’observation du lieu, la curiosité pour les matériaux disponibles et la patience pour assembler des éléments naturels en composition.
Où voir du land art en France ?
La France possède plusieurs sites de land art permanents remarquables : les Refuges d’Art d’Andy Goldsworthy dans les Alpes-Maritimes (un sentier de 5 jours reliant 7 œuvres en pierre), Le Vent des Forêts en Meuse (50 km de sentier artistique en forêt), le Sentier d’Art de Broglie en Normandie, et le parc du Château de Kerguéhennec en Morbihan. Des festivals annuels comme Horizons Arts-Nature à Sancy et Vign’Art en Champagne proposent chaque été des créations temporaires dans des paysages naturels.
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Le Land art n'est pas une activité de randonnée. C'est une forme d'art à part entière née à la fin des années…
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