Contenu du cours
Introduction : Rencontre avec le collage intuitif
Dans cette première partie du cours, je vous invite à découvrir le collage intuitif tel que je le pratique en art-thérapie, lors de mes ateliers individuels en présentiel à Toulouse. Ici, il n’est pas question de savoir « bien faire » ou de créer quelque chose de beau au sens esthétique du terme. Il ne s’agit pas de reproduire un modèle, mais plutôt de vous laisser guider, d’apprivoiser le collage à votre rythme, à travers un protocole simple et structurant, pensé pour vous accompagner en toute sécurité. Pour cette première rencontre avec la pratique, nous partirons d’un thème : Plein / Vide. Un thème universel, qui résonne différemment pour chacun, et qui permet d’ouvrir un espace de réflexion personnelle à travers les images, les matières et les associations intuitives. Un exemple de collage vous sera présenté afin de vous aider à mieux comprendre la démarche et à vous projeter. Le collage intuitif est avant tout un temps pour soi. Un moment de pause, de création, de respiration. Il peut apporter de la détente, un mieux-être, et parfois ouvrir la porte à une introspection douce, si vous choisissez de l’accueillir. Cette introduction pose les bases du cours et vous invite à entrer dans l’expérience avec curiosité, bienveillance et sans aucun prérequis artistique.
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Matériel
Avant de commencer, prenez quelques minutes pour préparer votre matériel et créer un espace agréable, calme et rassurant. Colle : privilégiez une colle en bâton (type UHU), plus simple et plus propre que la colle liquide. Ciseaux : choisissez une paire avec laquelle vous êtes à l’aise. Une petite paire peut être utile pour des découpes plus précises, mais ce n’est pas indispensable. Magazines : 3 ou 4 suffisent. Tous peuvent convenir : magazines, prospectus ou flyers (mairies, offices de tourisme, théâtres…). Exemples : Elle, Marie Claire, Flow, Happinez, Télérama, Les Inrockuptibles, Citizen K, Prima, Femme Actuelle… Supports : des feuilles blanches ou un carnet, un stylo, et une feuille A3 assez épaisse (que vous pourrez plier ou couper si besoin). Pour finir, installez-vous dans un endroit où vous ne serez pas dérangé.e, avec une boisson chaude, éventuellement une bougie et un peu de musique. Cette préparation fait déjà partie du chemin : un premier pas pour ralentir et vous déposer dans l’instant.
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Récoltes d’images et de mots
Cette étape débute par un temps de lecture, avec un texte de Marie Robert, pour entrer en douceur dans le thème Plein / Vide et se rendre disponible à l’expérience. Vient ensuite un jeu autour des mots. Prenez une feuille et partagez la en deux par un trait. Dessinez un rond noir plein d’un côté, un cercle blanc de l’autre, puis choisissez où inscrire plein et vide. À partir d’une liste de mots proposée, notez chaque mot du côté qui vous semble juste pour vous, selon votre ressenti. Il n’y a ni bonne ni mauvaise réponse. Un exemple du résultat attendu est montré. Un temps de respiration est ensuite proposé pour marquer une transition. Pendant 10 à 15 minutes, vous parcourez les magazines, page après page, sans chercher quelque chose de précis. Laissez venir à vous des images, des mots ou des phrases en lien avec le plein et le vide. Quand quelque chose vous attire ou vous dérange, déchirez-le et mettez-le de côté. Si rien ne vient tout de suite, ne vous inquiétez pas : à un moment, cela se débloque.
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Découpage et collage
Prenez d’abord 5 à 10 minutes pour le découpage. Il ne s’agit ni d’être trop minutieux, ni trop rapide. Gardez dans chaque image ce qui vous a réellement interpellé. Pour donner du relief à votre collage, vous pouvez découper en suivant les contours des objets, des personnages ou des phrases. Si vous choisissez de conserver une page entière, faites-le en conscience : chaque élément doit avoir du sens pour vous. Vient ensuite le temps du collage, pour 5 à 10 minutes. Plusieurs choix sont possibles, laissez-vous guider par ce qui vous semble juste : imaginer une limite au centre et placer d’un côté les images du vide, de l’autre celles du plein ; jouer avec le noir et blanc d’un côté, la couleur de l’autre ; laisser une moitié de la feuille vide et créer une accumulation d’images de l’autre côté. En collage, vous pouvez aussi superposer, plier ou cacher certaines images, si vous souhaitez garder une part plus intime ou secrète. Pour le thème Plein / Vide, l’espace de la feuille est un véritable support d’expression. Observez comment vous choisissez de l’occuper et essayez, si cela vous parle, de chercher un équilibre entre le plein et le vide. Lorsque le collage est terminé, prenez un instant pour dater et signer votre œuvre.
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Et après ?
Un collage ne s’arrête pas à la fin de la séance. Il continue de vivre. J’ai pour habitude de les afficher et, dans les jours qui suivent, de nouvelles choses apparaissent. Il est alors possible qu’une image n’ait plus de sens et puisse être retirée, ou qu’au contraire, un mot ou une image vienne naturellement s’ajouter. Le collage est un instant de vie, une trace d’un moment intérieur. Vous pouvez le conserver, l’afficher, ou simplement le prendre en photo. Lorsque cette pratique devient régulière, les collages se répondent, se transforment, et racontent peu à peu une histoire de vie qui défile sous vos yeux. Pour conclure ce temps ensemble, je vous propose une prière sur le silence, comme une façon de refermer l’expérience en douceur, dans l’écoute et la présence à soi.
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